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On se dispute tous les jours

Est-ce normal de se disputer tous les jours ? Est-ce un signe que la relation ne fonctionne plus ? Est-ce que notre couple va tenir ? Est-ce que c'est normal de se disputer de plus en plus et de se séparer puis de revenir sans cesse ? 

 

Toutes ces questions sont légitimes et le sujet qui se cache derrière ces disputes est bien souvent un besoin que l'autre nous montre qu'il nous aime ou que l'on est important à ses yeux. Mais il y a aussi autre chose dont on ne parle pas assez ! 

 

Ils s’aiment.

Ils ont essayé de communiquer.

Ils ont consulté.

Ils ont promis de faire mieux.

Ils ont recommencé.

 

Et pourtant, rien ne change.

 

Toujours les mêmes disputes.

Toujours les mêmes reproches.

Toujours les mêmes explosions, suivies de silences, puis de fausses accalmies.

 

Si vous lisez cet article, c’est probablement que vous êtes à bout.

Fatigué d’aimer dans la douleur.

Fatigué de lutter.

Fatigué de ne plus savoir quoi faire.

 

Et peut-être que ce qui vous fait le plus peur, ce n’est pas de vous séparer.

C’est de rester enfermés dans ce cercle infernal encore dix ans.

 

 

Le cercle vicieux invisible qui détruit les couples

Dans beaucoup de couples en crise chronique, ce n’est pas l’absence d’amour qui pose problème.

C’est la répétition inconsciente d’un même scénario.

 

Voici comment il fonctionne, presque toujours :

         1.      L’un se sent incompris, abandonné ou débordé.

         2.      Il réagit par de la colère, de la critique, du retrait ou du contrôle.

         3.      L’autre se sent attaqué, injustement jugé ou méprisé.

         4.      Il se défend, se ferme, contre-attaque ou fuit.

         5.      Le premier se sent encore plus seul.

         6.      Le cycle recommence, plus fort.

 

Chaque crise laisse une trace.

Chaque mot dur fragilise un peu plus le lien.

Chaque silence creuse la distance.

 

Avec le temps, le couple ne se parle plus vraiment.

Il se bat.

 

Pourquoi ce cercle est si difficile à briser ?

 

Ce cercle n’est pas là par hasard.

 

Il est presque toujours alimenté par :

         •       des blessures anciennes non réparées,

         •       des manques affectifs d’enfance,

         •       des insécurités profondes,

         •       une histoire familiale instable ou douloureuse.

 

Quand on n’a pas appris à se sentir en sécurité dans le lien, on attend inconsciemment que l’autre nous rassure, nous sauve, nous répare.

 

Et quand il n’y arrive pas, on lui en veut.

 

On devient exigeant.

On devient méfiant.

On devient dur.

 

Chacun attend de l’autre ce qu’il ne s’offre pas à lui-même.

Et le sujet en coaching sexologique n'est pas de se lamenter dans une longue psychothérapie ! Non le sujet ici est de prendre conscience de son passé pour qu'il éclaire notre présent et nous aide à trouver la meilleure piste de travail pour s'en sortir.

Deux profils, un même piège : les différences homme-femme

Dans beaucoup de couples, on retrouve une dynamique typique.

 

Côté femme (mais les rôles peuvent s’inverser)

 

Elle croit au couple.

Elle veut que ça marche.

Elle espère.

Elle attend des preuves.

 

Alors elle observe.

Elle analyse.

Elle relève chaque incohérence.

Elle s’agace vite.

 

Parce qu’elle a peur.

Peur d’être déçue.

Peur d’être abandonnée.

Peur d’avoir encore cru pour rien.

 

Sa colère est souvent une colère de désespoir.

 

Côté homme (mais là aussi, les rôles peuvent s’inverser)

 

Il est fatigué.

Il doute.

Il se sent jugé en permanence.

Il a l’impression de ne jamais être assez.

 

Alors il se protège.

Il se ferme.

Il s’agace.

Il se défend maladroitement.

 

Parfois il fuit.

Parfois il explose.

Parfois il se met en pilote automatique.

 

Sa dureté est souvent une défense contre la honte.

 

À ce stade, il n’y a que deux options

 

Quand un couple arrive à ce niveau d’usure, il n’y a plus de solutions tièdes.

Il n’y a pas de « on va essayer encore un peu ».

Je vous propose 2 options, parce que c'est plus facile de prendre une décision face à un choix lucide et réduit que face à une multiplicité complexe. 

Option 1 : Se séparer lucidement

Parfois, la relation est devenue trop toxique.

 

Trop de blessures.

Trop de méfiance.

Trop de dégâts.

 

Mais surtout une sensation de fatigue et d'impossibilité à faire autrement et le sentiment de "je l'aime, mais je ne peux plus".

 

Dans ce cas, la maturité consiste à :

         •       se faire accompagner,

         •       poser un cadre,

         •       préserver les enfants,

         •       arrêter de se détruire.

 

Se séparer proprement peut être un acte d’amour pour soi et pour sa famille. Une séparation saine pose les base d'une relation future apaisée où la vie de famille des enfants restera sécurisante.

Option 2 : Entrer dans un vrai travail intérieur

Si vous choisissez de rester ensemble, alors il faut comprendre une chose essentielle :

Vous ne pouvez pas sauver votre couple sans vous transformer vous-même D'ABORD.

 

Ce travail est exigeant.

Il est parfois inconfortable, il prend 5 mois dans ma méthode de travail, et c'est une prise de conscience de vos automatismes qui va vous demander de faire de votre transformation une obsession.

L'avantage ici, c'est que ce que l'on fait avec le coeur et dans le but d'aller mieux prend une tout autre dimension : on sort de la lutte pour entrer dans le soutien de soi.

Donc c'est une "travail" qui devient "une source de bien-être". 

 

Le travail intérieur de chacun dans le couple (qu'il soit hétéro ou homo, le couple fait toujours remonter des oppositions, on retrouvera bien souvent cette dynamique dans tous les couples qui s'engagent sur cette voie).

 

=> Pour celui qui doute et se défend

 

Votre mission est simple, mais difficile :

         •       apprendre à ne plus interpréter chaque comportement comme une attaque,

         •       développer votre calme intérieur,

         •       proposer de l’aide avant de juger,

         •       choisir la paix plutôt que l’orgueil.

 

Chaque jour, vous devez vous rappeler :

« Elle/il ne fait pas ça pour me détruire. »

 

=> Pour celui qui croit mais se met en colère

 

Votre mission est tout aussi exigeante :

         •       accepter que l’autre progresse lentement,

         •       renoncer aux réactions immédiates,

         •       apaiser votre système nerveux avant de parler,

         •       choisir la connexion plutôt que le contrôle.

 

Chaque jour, vous devez vous rappeler :

« Il/elle fait de son mieux, même maladroitement. »

 

 

 

Le sujet qui va faire toute la différence ici : La dimension spirituelle et énergétique du conflit de couple

Dans ma pratique, j’intègre aussi une lecture spirituelle du conflit. Cela fait partie des niveaux de conscience nécessaires au coaching de haut niveau, on ne peut pas s'affranchir de la lecture de l'invisible !

Au même titre que les théories scientifiques; l'invisible fait parti de notre monde que vous l'appeliez énergie ou Dieu, et que vous le vouliez ou pas.

La vie est ainsi faite, l'invisible est bien réel et influence nos vies. Le nier c'est vous amuser à aimer à l'aveugle. 

 

Quelle que soit votre foi, une chose est observable et c'est une règle presque mathématique :

Un couple qui nourrit la plainte, le mépris, le jugement et la rancœur crée un climat destructeur.

Un couple qui nourrit le respect, la tendresse, l'écoute, la consolation et le pardon, crée un climat constructif et sécurisant.

 

Les mots ont un impact.

Les pensées ont un impact.

Les intentions ont un impact.

 

Plus vous alimentez la division, plus elle grandit.

Plus vous choisissez consciemment la paix, plus elle s’installe.

 

Changer de “fréquence” relationnelle, c’est refuser :

         •       les discours intérieurs toxiques,

         •       les scénarios catastrophes,

         •       les accusations permanentes.

 

=> C’est réapprendre à bénir le lien plutôt qu’à l’attaquer.

Mais surtout ; prendre conscience que toutes ces pensées parasites réflexes et incontrôlées qui se trament dans votre tête doivent DÉ-GA-GER !

 

 

Un exercice simple mais puissant

 

Dans un moment de calme, seul, prenez quelques minutes pour dire :

 

Je choisis de sortir de la guerre.

Je refuse les pensées de division.

Je choisis de regarder mon partenaire avec bienveillance.

Je lui laisse le droit de changer.

Je choisis l’amour plutôt que la peur.

 

Si vous êtes croyant vous pouvez ajouter "en ton Nom Seigneur". Si vous n'êtes pas croyant, laissez vous le bénéfice de voir ce que vous ressentez déjà en cadrant votre esprit avec les mots ci-dessus.

 

Ce n’est pas magique.

C’est un entraînement.

Comme un muscle.

Comme une discipline intérieure.

 

 

L’absurdité tragique de certains conflits lorsque l'on ne prend pas en compte cette dimension ?

 

Ce qui me frappe, après des années d’accompagnement, c’est ceci :

Des couples qui s’aiment sincèrement se détruisent…

par manque de conscience.

 

Ils se battent pour des détails.

Ils se blessent pour des malentendus.

Ils s’épuisent pour des peurs.

 

Et parfois, ils se séparent en pensant que l’amour est mort.

 

Alors qu’il était juste enseveli derrière chaque pensée négative. Comme un joli terrain de jeu sous les détritus. 

Malheureusement ce qui empêche la majorité des couples de dépasser les disputes c'est bien le manque de conscience de ce que leur cerveau produit de pensées détritus à leur insu !!!

En conclusion : votre couple n’a pas besoin de plus d’efforts, mais de plus de lucidité

Si vous êtes dans une crise chronique, posez-vous honnêtement cette question :

Suis-je prête, suis-je prêt, à travailler sur moi-même, vraiment ?

 

Pas à promettre pour faillir, pas à accuser pour me dédouaner, pas à négocier pour ne pas me confronter à la difficulté.

 

=> Sui-je prêt à changer pour de bon ?

 

Si oui, il existe des chemins.

Si non, il vaut mieux arrêter dignement.

 

Dans tous les cas, rester dans la guerre est la pire option.