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C'est quoi un choc émotionnel ?

Parfois on vit de façon répétée des situations dans lesquelles on se sent pris au piège de nos émotions. Soit l'émotion est directement trop violente, soit on vit la répétition de l'émotion plusieurs fois par jour ou par semaine. C'est un peu comme lorsque vous prenez soit un coup très violent, soit que l'on appuie de façon répétée quelque part. Selon la fréquence et la répétition vous pouvez finir par avoir la même douleur dans les deux situations.

 

Le résultat est le même du point de vue émotionnel. Il existe un type de choc émotionnel que l'on appelle un traumatisme émotionnel lorsqu'il est direct et fort, et un autre que l'on appelle traumatisme émotionnel complexe lorsqu'il vient d'une répétition. Très souvent dans le domaine affectif on va faire face à des traumas complexes. Car ce sont des violences invisibles, du quotidien, non verbales qui vont se répéter jour après jour jusqu'à laisser des traces.

Le résultat c'est qu'à force d'être tourmenté, le système nerveux passe en mode radar et défense. Il n'est plus capable d'autre chose que de guetter la prochaine attaque et de s'en protéger. Sur le plan relationnel on ne laisse plus personne nous approcher, ou bien on se méfie de tout le monde même de la personne avec laquelle on vit. 

 

Très souvent cela est invisible au début de la relation, et ce n'est qu'au bout de quelques mois ou quelques années, que les effets apparaissent. Lorsque l'on traverse un moment complexe, que l'on s'y confronte tous les jours. Une insulte ici, du mépris là, l'impression de ne jamais en faire assez, des remarques, des reproches en continue. C'est l'effet d'un marteau piqueur qui vient vous agresser. Très souvent on est malheureusement perméable tout simplement parce que ce n'est pas nouveau. Le trauma a commencé dans l'enfance, dans le foyer. Puis s'est mis en sommeil parce que vous y avez travaillé ou que votre système nerveux a pu le contourner lorsque vous êtes parti de votre foyer. La situation vient agresser notre système nerveux et réveille les vieux réflexes de protection.

 

L’émotion était trop forte et harcelante pour que vous puissiez vous en débarrasser. Elle a pu être étouffée un certain temps ou surmontée avec des mécanismes de compensation ou d'adaptation. Mais à un moment la cocotte minute siffle trop fort et on ne peut plus que constater les dégâts dans ses relations. 

 

Chimiquement ce stress répété a mis le cerveau en état d’alerte, une fois le choc passé le cerveau est resté en vigilance. Vous vous êtes retrouvé enfermé dans un problème que le cerveau a cherché à résoudre en vain. La violence émotionnelle a entretenu un état de stress constant et d'hyper vigilance auquel le cerveau est devenu comme accro.

Il est alors de plus en plus dur de lâcher la plainte, car cela oblige l’individu à reprendre le contrôle de sa vie et à vivre des sensations devenues étrangères : le lâcher prise et la confiance.

 

Vous comprenez pourquoi, dans une relation, vous pouvez vous retrouver comme pris au piège et incapable de profiter de ce qu'il y a de bon. C'est bien normal, votre cerveau n'a qu'une idée en tête : chercher le coupable et vous protéger. Il lui est devenu plus facile de chercher l'erreur, que de faire confiance à la personne d'en face.

À ce stade n'importe qui peut être présumé coupable ! Et c'est pour cela que l'on va se plaindre, juger, attaquer... On veut se défendre face au coupable présumé, on veut faire entendre sa voix, et surtout donner le coup de grâce pour que tout s'arrête. Mais ça ne fonctionne pas, bien entendu.

 

 

Lâcher la plainte est un processus, de pardon de soi, et de l’autre, cela prend du temps, alors que l’on ressent le besoin de toujours se rappeler à quel point on a souffert, et que notre cerveau cherche le problème dans le comportement de l’autre... On veut arrêter de souffrir mais le cerveau ne cesse de vouloir nous rappeler à quel point on a souffert et à quel point on n’arrive pas à résoudre le problème.

 

La solution est ailleurs. On n’a absolument pas besoin de résoudre une énigme ni dans son pourquoi ni dans sa solution. Et surtout pas en changeant l’autre.

Ce qui est fait, est fait, on doit maintenant évacuer l’énergie du trauma pour retrouver ses esprits et pouvoir en apprendre quelque chose. Le tout en s’apportant à soi-même le réconfort et la consolation.

 

En apprenant à gérer vos émotions vous pouvez faire le choix de l’intensité dans laquelle vous vivez une situation et agir sur les effet de vos traumas affectifs, jusqu'à en réduire les conséquences à un minimum beaucoup plus viables dans votre vie affective. C'est un travail que nous faisons au cabinet en présentiel ou en visio sur un accompagnement de 3 mois. L'objectif de ce travail est que vous puissiez retrouver votre indépendance affective et que vous sachiez gérer vos émotions afin de ne plus rester bloqué dans un trauma simple ou complexe. 

 

Au carrefour de plusieurs disciplines ce travail vous permettra de travailler :

L'estime de soi

La confiance en soi

L'assertivité

Le leadership

L'empathie 

Le système relationnel

Le système affectif

La paix à 3 niveaux : avec son histoire - avec soi-même - avec son corps.

 

Pour commencer ce travail il vous suffit de faire un rdv de bilan en cliquant sur le lien ici.