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Hypersensibilité et sentiment d'injustice, mode d'emploi

Pourquoi les personnes hypersensibles sont-elles plus sujettes au sentiment d'injustice que les autres, et pourquoi est-ce que cela fait des ravages dans leurs relations inter-personnelles ?

 

C'est toujours une surprise pour les personnes qui viennent consulter au cabinet !

Quand je leur parle d'injustice, elles me disent toujours que c'est horrible, que ça les prend aux tripes, qu'elles ressentent le besoin d'aller défendre toutes les situations. 

Le pire c'est bien souvent qu'elles le font avec tout leur coeur et leurs convictions, donc d'une façon excessivement chargée en émotions. 

Et c'est là que le drame commence. 

 

En défendant l'autre on prend forcément un tiers à partie. Car si on sent le besoin de le défendre c'est bien parce que l'on se trouve dans une situation où il/elle est confronté.e à quelqu'un, quelque chose et ne se défend pas tout seul. 

L'hypersensible ne va pas faire que voir la situation, il va la ressentir comme si cela lui arrivait personnellement, et souvent régler des comptes avec des gens qui ne leur ont rien fait.

Vous allez me dire : "bah oui c'est normal c'est un.e hypersensible, cette personne ne gère pas ses émotions". 

Et bien vous n'avez qu'à moitié raison et surtout c'est un peu réducteur. 

 

Voilà comment ça se passe. 

 

La personne hypersensible souffre comme tout le monde différents sujets. 

Sauf que sa situation d'hypersensible l'a obligée à faire un choix : si je laisse mes émotions s'exprimer  c'est la dévastation la plus totale à chaque passage, donc je vais faire de mon mieux pour soit les mettre dans une boite bien bien fermée, soit les étouffer un peu pour pas qu'elles ne crient/pleurent trop fort.

Le résultat étant le même, l'émotion existe, elle est là et va bien falloir qu'elle s'exprime. 

C'est sans compter sur le corps : ) hey hey.

 

Si le cerveau décide de faire un truc aberrant le corps a des petites astuces pour lui montrer que l'on n'a pas le droit au déni. 

Option 1 : il se transforme en miroir. Dès qu'il croise une personne dans une situation où elle tait ses émotions, bam ! Il déclenche une émotion "validée par la société", et c'est l'injustice qui entre en scène, c'est tellement bien vu de prendre la défense de quelqu'un...Personne ne devrait pouvoir vous en vouloir de défendre une personne sans défense.

 

Et zou, tout ce que l'on n'est pas capable d'exprimer pour soi, sort au centuple pour soi-disant défendre l'autre.

Bien évidemment c'est totalement inconscient et l'hypersensible ne comprend absolument pas pourquoi il est à ce point touché par les autres.

 

Oui sa sensibilité lui permet de se connecter aux autres.

Et oui le déni de ses propres problèmes crée une réaction en chaine.

L'hypersensible récupère les injustices des autres pour les faire siennes et permettre à ses émotions enfouies ou bâillonnées d'enfin pouvoir sortir.

Le problème c'est qu'en général le résultat n'est pas meilleur en terme d'image de soi et de cascade de cris et de pleurs, mais aussi de frustration et de rancoeur.

À la longue on peut aussi aller jusqu'à l'option 2 : le corps en a ras le bol de se faire museler et il permet alors à l'émotion frustrée de prendre un itinéraire bis : la maladie = le mal-a-dit. Comme ça au moins ça sort.

 

En conclusion, pour un hypersensible il n'y a que deux solutions.

Apprendre à différencier ce qu'il ressent de ce que les autres lui envoient. 

Apprendre à gérer ses émotions et exprimer correctement la bonne émotion au bon moment pour éviter l'effet cocotte minute.

Tout cela passe deux apprentissages ; l'assertivité et l'adaptabilité émotionnelle. 

 

Vous pouvez tester avec moi votre niveau de sensibilité et vos besoin en assertivité et en adaptabilité émotionnelle en prenant simplement un rdv de bilan par téléphone ou en vous offrant une séance découverte au cabinet. 

 

Sachez une chose, votre sensibilité est un super pouvoir, il faut simplement apprendre à le découvrir.